Forum de l'union médicale: Tunisie,Algérie,Maroc

Soyez le bienvenu sur FUMED (Forum de l'Union Médicale).


Espace de discussion scientifique pour les praticiens médicaux et para-médicaux des pays maghrébins francophones (Algérie, Tunisie, Maroc)

Do you like FUMED

Connexion

Récupérer mon mot de passe




















Pour établir un PARTENARIAT avec FUMED contactez l'administration du forum en cliquant ici:




 free counters

Une augmentation du risque suicidaire associée à la prise de venlafaxine ; données manquantes pour d'autres antidépresseurs

Partagez

gladiateur senior
Progresse
Progresse

Masculin Messages : 26
Date d'inscription : 28/04/2016
Age : 27
Localisation : France
Emploi : Architecte senior

Une augmentation du risque suicidaire associée à la prise de venlafaxine ; données manquantes pour d'autres antidépresseurs

Message par gladiateur senior le Jeu 06 Avr 2017, 19:14


Une augmentation du risque suicidaire associée à la prise de venlafaxine ; données manquantes pour d'autres antidépresseurs


Le risque suicidaire doit être pris en compte tout au long de l'évolution de l'épisode dépressif et notamment en cas de mise en route d'un traitement antidépresseur. Ce risque serait plus élevé chez l'enfant et l'adolescent, d'où la nécessité d'une vigilance accrue, en particulier lors des premières semaines du traitement.

L'analyse des auteurs confirme ce risque pour au moins un médicament : ils ont constaté davantage de comportements suicidaires (ou idéations) chez les jeunes sous venlafaxine par rapport aux jeunes sous placebo (OR 0,13 ; 95% [ICr] 0,00 à 0,55) et sous 5 autres antidépresseurs (escitalopram, imipramine, duloxétine, fluoxétine et paroxétine).


Cependant, en raison de l'absence de données fiables pour nombre d'antidépresseurs, ce risque de suicidalité n'a pas pu être évalué pour tous les médicaments car les méthodes utilisées sont insuffisantes dans la plupart des essais. Ces limites sont importantes à prendre en compte lors de l'interprétation des résultats.

Analyse des biais : données de "très faible qualité", besoin de données personnalisées.

En utilisant la
méthodologie GRADE (The Grading of Recommendations Assessment, Development and Evaluation) pour évaluer la qualité des données, les auteurs estiment que cette qualité est "très faible" dans la plupart des comparaisons. De même pour la faible qualité des preuves dans le classement global des traitements en terme d'efficacité et de tolérance.

De plus, l'interprétaiton de ces résultats reste limitée en raison de l'incertitude entourant ces estimations, mais aussi des biais sélectifs potentiels dus au petit nombre d'essais pour certaines molécules ainsi qu'à la faible taille d'échantillon dans les essais indépendants. Enfin, les auteurs n'ont pas eu accès aux données individuelles des patients, alors que c'est le seul moyen pour évaluer correctement l'effet d'un traitement.


En conclusion : scepticisme sur l'efficacité des antidépresseurs à cet âge, même si la fluoxétine semble présenter un intérêt, en seconde intention

Malgré les biais et limites évoqués ci-dessus, plusieurs résultats sont significatifs : 13 des 14 antidépresseurs étudiés ne semblent pas avoir un rapport bénéfices–risques clairement positif, et la fluoxétine semble éventuellement intéressante, sans qu'il soit possible d'affirmer que cette efficacité est significative sur le plan clinique.

En pratique, le soutien psychologique reste bien entendu la priorité pour prendre en charge une dépression de l'enfant ou de l'adolescent. En cas d'échec, d'impossibilité d'accès à la psychothérapie ou de dépression sévère d'emblée, et lorsqu'un traitement pharmacologique paraît nécessaire, les auteurs estiment, au diapason des recommandations françaises, que la fluoxétine reste la meilleure option à considérer.

La surveillance du risque de suicidalité reste recommandée dans les premières semaines pour toute instauration d'un traitement antidepresseur.

    La date/heure actuelle est Sam 23 Sep 2017, 17:20